Arnol, chanteur à Flores. 9 ans.

Des paysages à couper le souffle entre chaque virage, au milieu d’une végétation encore préservée. Des reliefs volcaniques et acérés qui ralentissent l’exploitation de la forêt. Et puis, perchée dans les hauteurs entre Kewapante et Balo, à mi-chemin entre la côte sud et la côte nord, à l’est de Flores, une école.

Dans deux jours ce sera la fête de l’indépendance (hari merdeka) et les jeunes filles, vêtues des habits traditionnels, dansent au rythme d’une musique enregistrée, diffusée dans un haut parleur qui déchire les oreilles.

A l’écart, imperturbables, Arnol et Mito jouent avec de vrais instruments. Dans sa main droite, Mito, 13 ans, tient un baton qu’il fait rebondir sur l’unique corde de la contrebasse. La même corde qu’on utilise ici pour faire sécher le linge ou pêcher au filet. A côté de lui, Arnol, 9ans, chante en s’accompagnant d’un ukulele de fabrication tout aussi artisanale que la contrebasse.

Satu, dua, tiga… trois morceaux pour le plaisir. Epoustouflant.

 

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