Rodolphe Burger… le son rock

Rodolphe Burger avec Erik Truffaz


Je me souviens d’une petite salle de concert près des berges de l’Orne. C’était à la fin des années 80, il y avait un festival rock qui voyageait de Rennes à Caen.

A l’époque, pas de Zénith, pas de Cargo, pas vraiment de lieu pour les concerts de rock indé chez les bas-normands. Mais, une fois par an, il y avait ce festival qui durait au moins 3 jours. J’ai raté Noir Désir, j’ai raté la Mano Negra et j’ai vu Jad Wio, les VRP les Babylon Fighters et d’autres que j’ai depuis oublié. Tout le monde essayait d’avoir un gros son, bien rock. Et puis, il y a eu Kat Onoma. Un groupe dont on ne voyait que le chanteur tant il captait la lumière, un grand type avec un regard de cowboy qui toisait le public sans jamais lâcher sa guitare.
Il faisait tout à l’inverse des autres groupes. Planté face au micro il s’étirait vers le haut à chaque riff au lieu de se plier en deux sur sa guitare. Jamais sa voix ne partait vers des envolées saturées, au contraire le chant cédait la place à des textes littéraires, récités, posés même, avec fermeté sur une musique précise. Aucun excès, tout dans la musique, dans les textes, dans l’attitude était rock.

Ce n’est que longtemps après que j’ai mis un nom sur le chanteur de Kat Onoma : Rodolphe Burger.
Près de 30 ans plus tard, le voilà sur la scène du studio 105, accompagné de Bertrand Belin au chant et à la guitare et d’Erik Truffaz à la trompette. Pour tout dire, rien n’a changé, ou presque. Le bonhomme est désormais vissé à son tabouret, la signature sonore reconnaissable aux premières notes, le tout dans un élan de créativité bouillonnant. Impressionnant.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de recharger le CAPTCHA.