Danse masquée de Java

Lorsque j’ai vu le programme du festival belge Europalia consacré cette année aux arts d’Indonésie, j’ai sérieusement pensé demander le changement de nationalité pour partir vivre à Bruxelles. Trois mois incroyables, entièrement consacrés aux cultures anciennes et actuelles d’Indonésie… et moi bloqué à Paris.

Rodolphe Burger… le son rock

Rodolphe Burger avec Erik Truffaz


Je me souviens d’une petite salle de concert près des berges de l’Orne. C’était à la fin des années 80, il y avait un festival rock qui voyageait de Rennes à Caen.

Doumé au Ti Paradis

Doumé, la plume vagabonde

Si vous êtes passé par Entrevaux vous avez sans doute croisé Doumé. Il est grand, mince, très mince, avec une chemisette impeccablement rangée dans le pantalon, ceinture en cuir, le visage qui se prolonge en une longue chevelure blanche.

Il n’y a (presque) rien à faire à Larentuka…

A l’extrême est de Flores, la ville de Larentuka ne fait pas encore parti des itinéraires très touristiques. Son port est juste une halte obligatoire pour ceux qui veulent s’aventurer plus à l’est, sur les dernières îles de la sonde.

Arnol, chanteur à Flores. 9 ans.

Des paysages à couper le souffle entre chaque virage, au milieu d’une végétation encore préservée. Des reliefs volcaniques et acérés qui ralentissent l’exploitation de la forêt. Et puis, perchée dans les hauteurs entre Kewapante et Balo, à mi-chemin entre la côte sud et la côte nord, à l’est de Flores, une école.

Katmandou, sa tonitruante beauté, par Fabien Granier

Que faire pour aider les népalais dans la situation d’urgence qu’ils vivent après le terrible tremblement de terre du week-end dernier ? Leur pays est loin et le temps presse pour retrouver les personnes bloquées dans les décombres. Venir en aide à tous les autres, les blessés et ceux qui ont perdu leur maison, va aussi devenir une urgence et les intempéries ne feront qu’accentuer les difficultés actuelles.

Dans son article sur Rue89, Fabien Granier ne fait pas avancer la situation humanitaire du pays. Mais quand il raconte son expérience népalaise, on se sent tout d’un coup plus proche de ce coin du monde. Et quand il évoque les touristes « ces milliers de cancres venus de pays où le confort est érigé en dogme » qui « affluent sans vergogne » avec « leur ivrognerie rituelle » qui ont « lu dans (leur) Lonely Planet qu’il faut toujours marchander au Népal », mais qui ont besoin de leur douche chaude, de leurs clopes, de leur steak, de leurs nuits en boîte… j’ai le sentiment que son article aurait pu être publié le mois dernier ou l’année passée, sans qu’un tel drame ne survienne, qu’il pourrait être publié presque sans rien changer à propos de la Syrie dont il ne reste rien, du Bangladesh qui risque de disparaître sous les eaux ou de l’Indonésie qui est rapidement dévorée et défigurée par l’économie de marché et par le tourisme.

Ca ne fait peut-être pas avancer la situation, mais parfois exprimer ses opinions et ses sentiments peut faire bouger le monde.

Alors j’ai honte

J’ai honte d’être un touriste. Pas n’importe quel touriste, mais de ceux qui partent pour ces pays dits « en voie de développement ». Soleil à bas coût, luxe  au prix de l’ordinaire, dépaysement garanti…