Le gouvernement indien encourage-t-il les arnaques ?

Taxi mister, taxi… Après dix heures d’avion, parfois plus lorsqu’il faut faire escale, stressé par la ronde du carrousel à bagages qui met un temps infini pour régurgiter le sac tant attendu, après avoir trouvé un changeur ou un distributeur de billets, en plein décalage horaire, accablé par la chaleur, enivré d’un air saturé d’odeurs nouvelles, désorienté par le bruit et l’agitation à la sortie du terminal, le premier rite de passage du voyageur qui découvre l’Inde consiste à négocier un taxi.

Banashankari Amma Vodafone Temple

A quelques kilomètres de Badami, Banashankari dévoile peut-être un des temples les plus avant-gardistes de la dynastie Chalukya. Comme d’habitude dans l’hindouisme il faut s’accrocher un peu pour comprendre qui est qui.

Le temple Amma est dédié à Shakambhari, qui semble être une incarnation de Parvati, elle même épouse de Shiva. Bon, Shiva facile : le chignon, le croissant de lune accroché à la chevelure, le troisième oeil, le cobra… Tout le monde connait aussi son véhicule (on dit vâhana), le taureau Nandi représenté couché avec sa bosse sur le dos et ses testicules bien visibles. Il est aussi symbolisé par le linguam, ce phallus stylisé qu’on voit partout, associé au yoni qui représente l’organe féminin.

Raju, guide indépendant à Badami

Cela faisait seulement quelques minutes que nous étions arrivés à Badadi après un trajet d’une traite de 12 heures d’avion, 7 heures de train (2nd class), 2 kilomètres d’autorickshaw et 2 heures de bus que nous filions déjà au marché pour prendre un masala tchai.